La sophrologie est une mĂ©thode d’accompagnement de tout Ă  chacun (de l’enfant Ă  partir de 4 Ă  5 ans au senior) vers la (re)connexion entre le corps et l’esprit. C’est une approche psycho-corporelle qui vise Ă  accĂ©der Ă  l’Ă©quilibre, l’harmonie, au bien-ĂŞtre et Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©.
La sophrologie appartient aux thérapies brèves. Elle s’appuie sur des techniques simples et accessibles qui mêlent la respiration, la relaxation dynamique, et la visualisation positive.

Les objectifs
La sophrologie a pour objectifs d’aider Ă  renforcer les attitudes positives au quotidien, de participer activement Ă  la gestion du stress et des Ă©motions et Ă  l’optimisation des capacitĂ©s de chacun.

Les origines de la sophrologie
La sophrologie a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1960 par le neuro-psychiatre colombien, le Dr Alfonso Caycedo. C’est avec une approche rĂ©solument mĂ©dicale et scientifique que le Dr Alfonso Caycedo crĂ©e cette nouvelle discipline qu’il appellera «Sophrologie» d’après les racines grecques SOS (Paix-Harmonie-SĂ©rĂ©nitĂ©) PHREN (Esprit-Conscience-Cerveau) LOGOS (Discours-Science-Etude) ou « l’Etude de la Conscience en Harmonie».
Le Dr Alfonso Caycedo ne  protègera pas cette dĂ©nomination «Sophrologie», loin de se douter Ă  l’époque du formidable dĂ©veloppement que sa discipline allait connaĂ®tre.
En 1992, pour bien encadrer sa technique et la différencier des pratiques qui se sont développées de façon parfois anarchique sous le nom de «sophrologie» devenu générique, le professeur Caycedo dépose alors le nom de «Sophrologie Caycédienne».

Les principes et les lois qui sous-tendent la pratique
Il existe quatre principes et trois lois.


Les quatre principes
Le principe d’action positive, du schĂ©ma corporel, de la rĂ©alitĂ© objective, de l’adaptation.

(1) L’action positive : « Toute action positive dirigĂ©e vers une partie de la conscience se rĂ©percute sur la totalitĂ© de l’être ». Dr Alfonso Caycedo.
Toute action positive dirigée vers notre corps ou vers notre mental à une répercussion positive sur notre être tout entier.
L’activation répétée du positif provoque un « effet boule de neige » sur toute notre personne.
La sophrologie est l’école du positif.


(2) Le schéma corporel : Il ne s’agit pas tant de se représenter notre corps (schéma) que de le sentir, de le ressentir, de le vivre tel qu’il est réellement dans l’instant présent.
Pour le Dr Alfonso CAYCEDO, le schĂ©ma corporel est essentiellement le « sentiment du corps Â».

(3) La réalité objective : elle concerne le sophrologue. Lorsqu’il accompagne des personnes, il doit savoir où s’arrête sa compétence professionnelle. Il délèguera à des spécialistes les problèmes qui ne relèvent pas de son savoir.

(4) L’adaptation : elle concerne le sophrologue. Celui-ci doit savoir adapter ses sĂ©ances pour proposer un travail de qualitĂ©. Ainsi, il veille Ă  ce que les exercices et la sĂ©ance soient adaptĂ©es :
Aux possibilitĂ©s du moment de l’accompagnĂ©.e (Personne âgĂ©e, femme enceinte, personne avec des douleurs et/ou limitations physiques et psychiques, petit enfant …).
A la capacitĂ© Ă  passer du temps debout, en position statique, les yeux fermĂ©s, Ă  la capacitĂ© de maintient de la concentration…
A la demande, Ă  l’objectif qui souhaite ĂŞtre atteint.
A l’horaire de la journĂ©e.

Les trois lois
Les lois de Vivance phronique, de répétition vivantielle et de processus vivantiel.

(1) La Vivance phronique : Il s’agit d’un terme créé par le Dr Caycedo pour désigner cette rencontre entre le corps et l’esprit dans la profondeur de la conscience. Elle se produit notamment pendant le moment de pause d’intégration qui suit tout exercice de sophrologie.

(2) La rĂ©pĂ©tition vivantielle ou la loi de la rĂ©pĂ©tition ou de l’entraĂ®nement : la Vivance sans la rĂ©pĂ©tition serait inopĂ©rante. C’est le caractère rĂ©pĂ©titif de la Vivance qui amène l’ĂŞtre Ă  se transformer. Il est recommandĂ© d’effectuer au moins une pratique quotidienne de sophrologie. L’efficacitĂ© des techniques se note lorsqu’elles sont rapides et rĂ©pĂ©titives (par exemple 10 minutes) : rĂ©pĂ©ter et non faire durer les techniques. Trois Ă©tapes sont alors observĂ©es : la dĂ©couverte, la conquĂŞte et la transformation de la conscience. C’est cette pratique rĂ©gulière, cette autonomisation, qui seule permet d’accĂ©der Ă  un nouvel Ă©quilibre et Ă  une meilleure qualitĂ© de vie… Ă  une rĂ©elle transformation en profondeur.

(3) Le processus vivantiel : est le changement subi par le corps et l’esprit au cours de la dĂ©marche d’entraĂ®nement sophrologique. On note une mise en lumière progressive pour atteindre un Ă©tat de conscience supĂ©rieure, une dimension supĂ©rieure. Les structures de la conscience voilĂ©e vont ĂŞtre dĂ©couvertes : c’est le processus de dĂ©voilement, appelĂ© « entraĂ®nement sophrologique » par Caycedo. Trois Ă©lĂ©ments dĂ©finissent ce processus : la respiration, la corporalitĂ© et l’intentionnalitĂ©; dĂ©terminer une intention pour tendre vers le but sans ĂŞtre dans la tension mais dans la dĂ©tente.

Une nouvelle conscience de soi et des autres
La pratique régulière de la sophrologie caycédienne favorise le développement de la perception positive du corps, de l’esprit, des états émotionnels et des valeurs personnelles.
Cette découverte permet peu à peu une transformation positive de l’attitude envers soi-même et envers les autres.

La sophrologie ce n’est pas :

Une simple technique de relaxation
Au-delà de l’apprentissage de techniques de relaxation, la sophrologie est une philosophie et permet de développer une attitude positive face à la vie, pour une existence sereine et pleine de valeurs et de sens.

Une philosophie orientale-De la méditation
La sophrologie s’inspire à la fois de pratiques occidentales comme l’hypnose et la relaxation, et de traditions orientales telles que le yoga et la méditation.
Alors que la sophrologie s’appuie, entre autres, sur la technique de la visualisation, la méditation de pleine conscience place simplement la personne dans l’observation. Pour la personne, l’essentiel demeure sa capacité à se détacher de toute préoccupation ou distraction. Il faut qu’elle soit en mesure de ne plus rester concentrée sur l’instant présent. Elle se met à l’écoute de son corps et des ses sensations.
La sophrologie permet quant à elle, par des exercices simples et doux, d’harmoniser le corps et l’esprit, tout en renforçant la présence à soi et au moment présent.

De l’hypnose
Contrairement Ă  l’hypnose, la sophrologie n’est pas une mĂ©thode de suggestion dans laquelle le sujet est passif. Elle ne travaille pas sur l’inconscient. La personne qui la pratique, bien qu’orientĂ©e par le sophrologue, reste pleinement consciente ; elle est l’actrice principale de ses expĂ©riences et du changement qui en rĂ©sulte.

De la psychanalyse ou de la psychologie
La sophrologie Ă©tudie la conscience, non l’inconscient, le positif plutĂ´t que le nĂ©gatif. Elle n’utilise pas l’interprĂ©tation ni la suggestion. Elle permet Ă  chaque personne des prises de conscience qui vont l’aider Ă  dĂ©couvrir le meilleur bĂ©nĂ©fice par elle-mĂŞme (autonomisation progressive) et pour elle-mĂŞme des expĂ©riences qu’elle vit durant les sĂ©ances. C’est un entraĂ®nement psycho-corporel, en conscience, basĂ© sur la perception positive de notre monde intĂ©rieur et du monde extĂ©rieur.

Une thérapie médicale ou paramédicale
La sophrologie peut ĂŞtre utilisĂ©e en complĂ©ment des thĂ©rapies mĂ©dicales ou paramĂ©dicales mais elle ne s’y substitue pas. Aucun diagnostic n’est portĂ©, aucun traitement n’est instaurĂ©. Le sophrologue n’est ni mĂ©decin, ni psychiatre, ni psychologue. Chaque accompagnĂ©.e doit rester en contact avec son mĂ©decin et sous sa supervision et aucun traitement ne doit ĂŞtre interrompu sans avis mĂ©dical. Toute question concernant le domaine mĂ©dical relève du mĂ©decin traitant et/ou spĂ©cialiste.
Les sĂ©ances de sophrologie sont contre-indiquĂ©es si vous souffrez d’une psychose ou de tout autre trouble psychologique dissociatif.
Le sophrologue se rĂ©serve le droit de refuser un.e consultant.e s’il considère que son intervention n’est pas utile ou est inadaptĂ©e Ă  la situation.
Le sophrologue se rĂ©serve le droit de renvoyer Ă  tout moment de l’accompagnement un.e Consultant.e vers son mĂ©decin traitant s’il le juge utile.

Pour aller plus loin, découvrez le livre du Dr Natalia Caycedo :
« Alfonso Caycedo : le parcours hors du commun du crĂ©ateur de la sophrologie Â»

Collaboratrice de son père pendant de nombreuses années, témoin privilégié de son travail et dépositaire de documents uniques concernant sa recherche , le Dr Natalia Caycedo retrace le parcours hors du commun de son père, le Pr Alfonso Caycedo (1932-2017), neuro-psychiatre, professeur de psychiatrie et créateur de la sophrologie.